Que font les abeilles quand il pleut ?

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Les abeilles, que font-elles quand il pleut ?

Ces dames les abeilles sont frileuses, le saviez vous? Quand il pleut elles restent dans la ruche et elles sortent s’il fait plus de 15°!!

Voici quelques petites choses intéressantes à savoir sur nos amies pollinisatrice et productrice de miel. Miel que nous aimons tant au petit déjeuner de la Rhonie le matin, et qui est produit ici au Domaine de la Rhonie.

Une colonie comprend trois sortes d’abeilles adultes :

  • une reine unique, avec sa double fonction de reproductrice et de régulatrice ;
  • quelque 2 500 mâles – appelés aussi faux-bourdons –, qui ont pour seule fonction de féconder la nouvelle reine d’un nid, lors du vol nuptial ;
  • et, enfin, les ouvrières – 50 000 environ –, qui vivent 38 jours en été et 6 mois en hiver et qui, au cours de leur vie, sont tour à tour nourrices, ménagères, bâtisseuses, magasinières, gardiennes et butineuses… Elles sont dirigées par la reine qui, par des sécrétions, les phéromones, leur transmet des ordres chimiques et peut, par exemple, appeler ainsi tout son monde autour d’elle. Quant aux larves, elles occupent le couvain, qu’on peut comparer à une nursery : il est composé de 6 000 œufs, 9 000 larves, 20 000 nymphes. Mais tous ces chiffres ne représentent qu’une moyenne, la population d’un nid dépendant de divers facteurs : capacités de la reine, conditions climatiques, accès à la nourriture, …

Cette colonie vit dans un nid constitué de rayons de cire que les ouvrières entretiennent en permanence. Celui-ci comporte deux parties :

  • la réserve de nourriture, où se fait le miel,
  • et la nursery, où est élevé le couvain. Quand il y a surpopulation, la reine émigre avec une partie des ouvrières pour créer une nouvelle colonie, c’est l’essaimage.

La reine, le faux-bourdon et l’ouvrière n’ont pas la même taille. La reine, plus grande que l’ouvrière, a un abdomen plus effilé ; la cellule où elle grandit, en forme de dé à coudre, est la plus haute. Le mâle se caractérise par deux très gros yeux et un abdomen carré. Sa cellule est hexagonale, comme celle des ouvrières, mais plus importante, avec un opercule plus bombé. La reine se nourrit de gelée royale, les mâles et les ouvrières n’en consommant que pendant 3 jours, pour passer ensuite au pollen, puis au miel.

La fabrication du miel

Rentrée au nid le jabot plein de nectar, la butineuse le remet aux magasinières, qui vont alors s’employer à le transformer. Le nectar est d’abord ingéré et, pendant 20 minutes, passe du jabot à la bouche et de la bouche au jabot. Sous l’influence d’une sécrétion, l’invertine, le saccharose du nectar se transforme en glucose et en lévulose. Le nectar est ensuite placé dans une cellule que les ouvrières recouvrent d’un bouchon de cire, l’opercule. Là, il finit de se transformer en miel. Celui-ci contient 85 % de sucres, ainsi que des sels minéraux et des vitamines.

Sécrété par les fleurs au moyen de petites glandes appelées nectaires, le nectar est une solution sucrée qui contient des minéraux et des substances odorantes. L’abeille le prélève en s’introduisant dans la fleur et en l’aspirant au moyen de sa trompe, un organe de 6,5 mm, que prolonge une langue minuscule (2 mm). Elle le met ensuite dans son jabot, sorte de poche pouvant contenir jusqu’à 75 mg de la précieuse substance. Pour remplir ce sac, une abeille qui récolte, par exemple, le nectar du trèfle doit visiter entre 1 000 et 1 500 fleurs. Elle y ajoute des produits qui hydrolysent les sucres pendant le vol de retour : c’est le début de la fabrication du miel. Une fois au nid, la butineuse transmet son butin à une ouvrière magasinière. Un litre de nectar représente un nombre de voyages qui peut varier de 20 000 à 100 000.

D’autres butineuses sont spécialisées dans la récolte du pollen. Il se compose de milliers de grains microscopiques que produisent les étamines. Sorte de spermatozoïdes de la fleur, ces grains sont prêts à être déposés sur le pistil – ou élément femelle – d’une autre fleur, afin d’assurer la reproduction de l’espèce. Les grains de pollen constituent un aliment indispensable pour les jeunes abeilles. Pour récolter cette poudre, l’abeille butineuse déchire les étamines à l’aide de ses mandibules et forme une boulette en humectant les grains avec le miel dont elle a fait provision dans son jabot avant de sortir du nid. Pendant le vol, elle s’aide du peigne de ses pattes postérieures pour faire passer la boulette de pollen dans les corbeilles situées dans la partie supérieure de celles-ci. Elle récupère également le pollen sur son corps à l’aide de ses 6 pattes. Tout cela se fait à une vitesse telle que l’opération n’est pas visible à l’œil nu. Lorsque les corbeilles sont très pleines, elles ressemblent à de petits sacs accrochés aux pattes de la butineuse, qui transporte ainsi jusqu’à 50 mg de pollen, un poids énorme comparé au sien – environ 82 mg…

D’autres abeilles butineuses récoltent la propolis. Cette substance qui recouvre les bourgeons de certains arbres – peupliers, saules, marronniers… –, mêlée à des sécrétions salivaires et à du pollen, sert d’enduit pour boucher les fissures, réparer les rayons, et embaumer les ennemis tués.

La pollinisation

Chez les phanérogames (ou plantes supérieures), la fécondation ne peut se produire que si le pollen est transporté par des étamines jusqu’au pistil : c’est la pollinisation. Le transport peut être assuré par le vent pour les plantes anémogames, mais 80 % des végétaux supérieurs sont entomogames, c’est-à-dire qu’ils dépendent des insectes pour la pollinisation. Or, les abeilles domestiques constituent de 65 à 95 % des insectes pollinisateurs. Mais les abeilles solitaires (mégachiles, osmies) sont les plus actives pour la pollinisation. On estime en tout cas que les avantages économiques de la pollinisation par les abeilles sont plus importants que ceux de la seule production de miel.

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